Dépistage & Diagnostic PrénatalL'un des problèmes majeurs auquel sont confrontés les futurs parents lors d'une grossesse, qu'ils aient déjà eu un enfant avant ou non, est le diagnostic prénatal. Les implications d'un tel diagnostic peuvent prendre des proportions particulièrement difficiles à supporter pour des parents qui ont déjà eu un enfant atteint d'une malformation (génétique ou non), ainsi que pour ceux qui savent qu'ils présentent un facteur de risque particulier. N'oubliez pas que le choix de pratiquer un test prénatal vous appartient totalement. Demandez conseil à votre gynécologue et n'hésitez pas à lui poser toutes les questions que suscitent cette décision.
Méthodes actuellesVoici un aperçu des méthodes actuelles de diagnostic prénatal. Ces informations proviennent la brochure "Trisomie 21 Syndrome de Down (Mongolisme)" publiée par l'Association de Parents d'Enfants trisomiques 21 (APEM) en Belgique et ceci avec leur aimable autorisation. Méthodes non-invasivesCes méthodes ne nécessitent pas de ponction à travers la paroi cutanée maternelle. L’ÉchographieL’échographie permet le dépistage de malformations, mais est incapable à elle seule d’assurer tout le diagnostic prénatal. En quoi consiste l’Échographie ? L’échographie est une méthode simple, non-invasive. Grâce à un système de sonde placée sur le ventre de la maman, un faisceau d’ondes ultrasonores rencontre les organes du foetus. L’image obtenue est une image de synthèse permettant d’apprécier le développement du foetus et le dépistage éventuel d’une anomalie. Plusieurs échographies sont réalisées au cours de la grossesse, la plus importante se réalisant entre la 20ème et la 24ème semaine. C’est sur base de ces indications que l’obstétricien, l’échographiste, orientera la maman vers d’autres examens, d’autres techniques plus sophistiquées. Le dépistage par analyse du sang maternelUn test a été mis au point et peut être pratiqué à partir de la 13ème semaine de grossesse, chez toute femme quel que soit son âge. Il permet notamment d’évaluer le risque de trisomie 21. Trois substances particulières caractéristiques de la grossesse ont des taux s’écartant de la moyenne chez les femmes dont le foetus est atteint de trisomie (ou de spina-bifida). Il s'agit de :
Les résultats des dosages exprimés par rapport à la normale et combinés avec des données telles que l’âge et le poids de la mère et l’âge de la grossesse (indiqué par échographie), sont traités par un programme informatique approprié. Le chiffre qui en résulte exprime le risque de trisomie chez l’enfant. Exemples : 1/ 3500 - 1/1000 - 1/150. On dit de ce test qu’il est "positif" quand le risque dépasse un certain seuil, fixé à 1/350. Cependant un test positif ne veut pas nécessairement dire que l’enfant est atteint mais simplement que la probabilité est plus élevée. Ce test n'est pas fiable à 100 %, il permet de dépister les deux tiers des cas de trisomie. En aucun cas cet examen ne fournit un diagnostic. Il doit être complété par d'autres analyses. Il n’est pas exclu de penser que d’ici peu d’autres tests verront le jour mais à l’heure actuelle, nous nous limiterons à celui-ci. Méthodes invasivesLe prélèvement des villosités choriales (prélèvement du trophoblaste)Les villosités choriales sont de petites excroissances se développant sur l'enveloppe de l'embryon (chorion). Cette méthode peut être pratiquée asseé tôt dans la grossesse (le moment idéal est la 10ème semaine) et permet de réaliser le caryotype du foetus ou une étude de l’ADN. Sous guidance échographique on prélève des villosités choriales de la partie superficielle du placenta (le trophoblaste). Plusieurs techniques peuvent être utilisées (sous contrôle échographique).
Le trophoblaste est un tissu remarquable pour le diagnostic prénatal. Il est riche en cellules, en ADN. Le diagnostic est établi très rapidement. Le risque de mort foetale est difficile à préciser. Selon l’expérience acquise par les équipes hospitalières, les statistiques varient et indiquent un risque de fausse couche suite à l’examen se situant entre 3 et 5%. L’amniocentèseL’amniocentèse est une technique dont l’avantage premier est de permettre un diagnostic précoce au cours de la grossesse. Elle se pratique en milieu hospitalier, sous anesthésie locale, entre la 16ème et la 18ème semaine de grossesse. Une amniocentèse précoce peut être pratiquée entre la 12ème et la 13ème semaine. Le liquide amniotique est prélevé à l’aide d’une fine aiguille en s’aidant de l’échographie. Le moment le plus opportun semble être la 17ème semaine. C’est à ce moment que les cellules desquamées de la peau du foetus, présentes dans le liquide amniotique, poussent le mieux en culture. Le résultat n’est disponible que trois semaines après l’examen. Cette ponction (10 à 20 ml) est un examen simple, sans danger pour la mère. Le risque d’interruption accidentelle de la grossesse est faible mais non négligeable (de 0,2 à 1%). L’amniocentèse est proposée dans les cas suivants :
Le prélèvement de sang foetalAprès la 18ème semaine, cet examen peut s’effectuer, sous contrôle échographique, sans anesthésie locale. Un prélèvement de sang pur est effectué sur le foetus par ponction de la veine ombilicale du cordon. Il permet la réalisation du caryotype sur les lymphocytes du foetus. La culture donne des résultats plus rapides que celle des fibroblastes du liquide amniotique. Le résultat est obtenu en 42 heures. Le diagnostic prénatal est un ensemble de techniques complexes requérant des spécialistes dûment formés. Comme toutes les techniques, il doit être soumis aux impératifs de la morale, celle-ci devant notamment s’opposer à tout risque de dérapage eugénique . La conséquence pratique sur laquelle débouche le diagnostic est et doit rester le libre choix de chacun. Aussi est-il utile de rappeler l’importance de l’information qui sera communiquée. C’est après seulement qu’une décision éventuelle pourra être envisagée. Au vu des résultats des examens suivants, n'hésitez pas à poser des questions à votre gynécologue, médecin. Prenez le temps de vous informer. Le Test du 1er TrimestreLe test permet de calculer le risque de trisomie 21 (communément appelé «mongolisme») pour la grossesse en cours. Le test combine une analyse fœtale par échographie et une analyse sanguine de la mère. Le test peut également donner des informations sur d'autres anomalies chez votre enfant. Le Test du 1er Trimestre se fait entre la 11ème et la 14ème semaine de grossesse. N'oubliez pas que le choix de pratiquer un test du premier trimestre (1.-TT) vous appartient totalement. Demandez conseil à votre gynécologue et n'hésitez pas à lui poser toutes les questions que suscitent cette décision. Qu'est-ce que la
trisomie ? Comment peut-on déterminer
le risque de porter un enfant trisomique ? Que peut prédire le
test du premier trimestre? Quel est la précision
du test du premier trimestre? Votre médecin vous a proposé une prise de sang pour
connaître le risque que l'enfant que vous portez présente une trisomie 21 (
mongolisme) Quel est le risque
que votre enfant présente une trisomie 21 ? Vous voulez avoir une
certitude quant à l'absence de mongolisme? Peut-on savoir si mon
enfant a un risque d'être atteint ? Votre risque nécessite
une discussion sur les méthodes de diagnostic prénatal! Que faire ? Votre risque est
faible! Puis-je être sûre que mon enfant n'est pas atteint ? Qu'est ce qu'une
choriocentèse et une amniocentèse ? Groupe de Travail Suisse pour l'Introduction du Test du 1er Trimestre Améliorer le test prénatalCette article est paru dans le magasine Figaro du 23 Novembre 2000. Dr Martine Pérez. Une équipe de chercheurs de l'université chinoise de Hongkong vient de montrer qu'il est possible de dépister la trisomie 21 chez le fœtus par une prise de sang faite sur sa mère à la 12e semaine de grossesse, Ces résultats seront publiés vendredi, dans le prochain numéro du Lancer, Actuellement, le dépistage de la trisomie 21 peut être fait, à partir soit d'une amniocentèse, c'est-à-dire une ponction du liquide amniotique, entre la 16e et la 18e semaine de grossesse, soit par biopsie du trophoblaste (un prélèvement par voie vaginale de tissus placentaires). Cependant, Ces deux techniques induisent un risque faible, mais non négligeable de fausse couche. D'où la nécessité de trouver d'autres procédés moins agressifs pour faire un diagnostic prénatal. En 1997, des Américains ont mis en évidence
pendant la grossesse, de l'ADN fœtal dans le sang maternel. Ensuite, les
chercheurs de Hongkong ont trouvé le moyen d'identifier des cellules entières
du fœtus dans le sang de la mère, en début de grossesse. Enfin, cette même
équipe a réussi à identifier des anomalies chromosomiques sur ces cellules
avec des techniques de biologie classique (hybridation in situ par
fluorescence). Une étude préliminaire qui ne porte que sur trois femmes. Des
premiers résultats qui justifient une évaluation de la fiabilité de la
méthode par des essais plus larges. Grossesse: la fin de l'amiocentèse?Article publié dans l'hebdo du 21 Février 2002. Philippe Barraud. Perspective très attendue, une simple prise de sang pourrait remplacer une technique efficace mais risquée, qui peut provoquer des fausses couches. L' amiocentèse est une méthode efficace de détection d'éventuelles
anomalies chez le foetus. Le problème, c'est qu'elle est invasive, tout
comme la biopsie de villosités choriales (les membranes externes de
l'oeuf), et peut déclencher une fausse couche dans un nombre assez élevé
de cas (1 %). Cet inconvénient important a amené Patrizia
Paterlini-Bréchot et ses collaborateurs (unité Inserm 370, au Centre
hospitalier universitaire Necker des enfants malades à Paris) à
développer une nouvelle technique permettant d'avoir accès à l'ADN du
foetus sans le mettre en danger. Diagnostic facilitéCette percée remarquable est évidemment très attendue. Difficile
pourtant de dire quand elle sera couramment disponible. La mise au point
de la méthode est en cours, explique un membre de l'équipe de Patrizia
Paterlini-Bréchot, qui ajoute que le filtrage des cellules foetales est
assez facile à réaliser et que, avantage supplémentaire vu leur rareté,
il ne les détériore pas. Quelques mois, quelques années peut-être de
patience donc, et il se peut que l'amniocentèse, à la fois désirée et
redoutée, ait disparu. Génétique médicale 2001: Diagnostic chromosomique prénatalArticle paru dans le Swiss Medical Forum N° 51/52 2001 - 19 décembre 2001 (copie locale). ADAM12 - un nouveau marqueur prometteur pour le dépistageAu cours de la grossesse, les protéines de liaison aux facteurs de croissance semblables à l’insuline (IGFBP) régulent la biodisponibilité de ces facteurs (IGF), nécessaires à la croissance fœtale. ADAM12 est une protéase des IGFBP 3 et 5, présente dans le sérum maternel et impliquée dans ce mécanisme. Une équipe danoise a mis en évidence, au cours du premier trimestre de grossesse, une diminution de la concentration en ADAM12 dans le sérum maternel de femmes portant un fœtus atteint de trisomie 21. Un phénomène inhabituel, la concentration en ADAM12 augmentant continuellement tout au long d'une grossesse normale. Les tests d’utilisation d’ADAM12 comme marqueur sérique de la trisomie 21 ont présenté un taux de détection de 82%, les vrais positifs représentant 3,2% des amniocentèses pratiquées. Si ces résultats sont confirmés, le dépistage sérique de la trisomie 21 pourrait être réalisé au premier trimestre de grossesse, et non au deuxième comme actuellement. Prenatal Diagnostic ; 23(13) : 1086-1091 ; 30 décembre 2003 Dépistage et diagnostic prénatal - Liens webVoici quelques liens vers des pages Web utiles pour ceux et celles qui envisagent un diagnostic prénatal.
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Dernière modification: 05 September 2009 |
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